đŸ‡«đŸ‡· Peut-on apprendre l'entrepreneuriat ?

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January 26, 2023

đŸ‡«đŸ‡· Peut-on apprendre l'entrepreneuriat ?

Une mĂ©thode qui rĂ©vĂšle chaque entrepreneur Ă  lui mĂȘme
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💡 Questions Ă  des Brand hĂ©ros et hĂ©roĂŻnes

J’ai commencĂ© Ă  enquĂȘter sur le Branding et j’ai pensĂ© que ce serait un angle pertinent d'inviter des experts dont j’admire leur travail et Ă©thique sur le sujet. Mon but est de dĂ©mystifier le mot Branding afin que tout le monde puisse comprendre ses paradoxes et façonner sa version du Branding.

En rassemblant un panel Ă©clectique de dĂ©finitions et de visions de ce qu’est et implique le Branding par celles et ceux qui font, utilise et dĂ©veloppe le Branding : fabricants de marques.

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Alexandre Dana
Co-fondateur @LiveMentor

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J'ai suivi la formation en freelance chez LiveMentor en 2020 et cela a été un tournant dans mon activité. Mon studio a beaucoup changé depuis LiveMentor, tout comme mon offre. Cependant, les vérités et les leçons de LiveMentor, mentors, et l'expérimentation m'ont permis d'effectuer ces changements et de continuer sur mon chemin. J'ai eu l'honneur de m'entretenir avec le co-fondateur de LiveMentor et de découvrir sa vision du Branding.
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Alexandre co-fondateur et CEO de LiveMentor, nous partage sa construction artisanale, ludique et méthodique de l'entrepreneuriat. La communauté au centre de solutions prise en main par chaque entrepreneur courageux et intrépide dans ce chemin si nourrissant. La promesse tout entrepreneur peut apprendre et vivre de son aventure de vie.

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Bonjour Alexandre, ça va ?

Hello Keva, Oui ça va et toi ? 

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Ça va. Bonne annĂ©e ! 

TrÚs bonne année à toi aussi, vraiment plein de bonnes choses. Bravo pour tes projets, c'est inspirant.

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Merci ! Pleins de bonnes choses aussi. On y va, ma premiÚre question : est quelle est ta définition du branding ?

Ma définition de la marque, c'est ce qui permet à des personnes qui ne se connaissent pas de se reconnaßtre entre elles.

C'est ce qui permet à des dizaines, des centaines, des milliers ou des millions de personnes pour les marques les plus connues au monde de se dire : en achetant les produits, les services, les expériences de cette entreprise, j'appartiens à une communauté, je fais l'action que les personnes qui me ressemblent font également.

La marque commence finalement, non pas par un travail sur les fondateurs, les fondatrices de l'entreprise, l'Ă©quipe, la mission, et la vision, mais par un travail vers l'extĂ©rieur oĂč je sors de moi, je sors de mon entreprise. En tout cas, je regarde mes clients et mes futurs clients, les personnes que je veux servir. Et je me demande : « pour ces personnes-lĂ , quel est l'univers de marque, quel est l'Ă©cosystĂšme de messages que je peux crĂ©er pour les rĂ©unir ? »

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Pour toi, qu'est ce qui fait que, par exemple, LiveMentor est une identitĂ© de marque qui va au-delĂ  d’une identitĂ© graphique pertinente et qui reste dans les mĂ©moires ?

Il faut demander aux gens qui nous font confiance, mais je peux essayer de répondre.

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Tu as dû recevoir du feedback. Et surtout il y a aussi des récurrences, non ?

C'est vrai qu'il faut revenir à ce principe fondamental : la marque, c’est ce qu'on dit de toi. Ma marque, c’est ce qu'en disent les gens.

Ce n’est pas ce que j'en dis, moi. Mais bon, j'ai l'impression, j'espùre et je crois en partie que les gens disent de LiveMentor trois choses :
‱ premiĂšrement, c'est une entreprise qui accompagne des crĂ©ateurs et des crĂ©atrices d'entreprise. La marque est le centre autour de ça, autour de cette promesse : on accompagne des personnes pour les faire passer du stade de l'idĂ©e au stade « je peux vivre de mon projet. J'ai atteint le stade de la rentabilitĂ©. Je peux mĂȘme peut-ĂȘtre embaucher une ou deux personnes ».

On a une marque qui s'ancre d'abord autour de ce premier principe : il est possible d'entreprendre, de fonder un projet, de fonder une entreprise, de gagner du temps grùce à un accompagnement de qualité avec un mentor expert du secteur d'activité de la personne.

‱ DeuxiĂšme principe, deuxiĂšme pilier de la marque : ce que vient chercher la personne qui rejoint LiveMentor, c'est le dĂ©veloppement personnel. LiveMentor propose des produits de formation, mais a crĂ©Ă© au final un Ă©cosystĂšme de dĂ©veloppement personnel, un Ă©cosystĂšme qui inspire, qui rĂ©pond Ă  une peur universelle qu’on a tous et toutes : est-ce que je vais avoir des regrets Ă  la fin de ma vie ?

Et donc dans tout ce qu'on essaie de faire, notre blog, nos newsletters, nos accompagnements, nos Ă©vĂ©nements, on essaye avec la communautĂ© de rĂ©pondre Ă  cette peur en disant : il est possible de vivre avec une intention, de vivre pleinement, de lancer et de tester des choses, d'apprendre, d’acquĂ©rir de nouvelles compĂ©tences, de rencontrer de nouvelles personnes, de se crĂ©er un nouveau cercle.

Il est possible en fait de vivre plusieurs vies en une seule vie.

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C’est une belle promesse.

C'est un pilier qui nous tient beaucoup Ă  cƓur effectivement. Et on voit bien que ce pilier-lĂ , par exemple, oppose beaucoup la marque LiveMentor Ă  une marque comme le Medef ou Ă  des marques comme le Gallion qui est une communautĂ© privĂ©e d'entrepreneurs de la tech.

On est trĂšs loin de messages comme « vous ĂȘtes entrepreneur, vous sauvez la nation, vous crĂ©ez de l'emploi, vous ĂȘtes le poumon Ă©conomique de la France ». Non, notre marque ne s’ancre pas du tout lĂ -dessus.

‱ Et le troisiĂšme pilier, c'est celui de la diversitĂ©. LiveMentor est une marque inclusive. On aime toutes les formes d'entrepreneuriat. Vous avez envie d'ĂȘtre free-lance ? Parfait. Vous avez envie d'ĂȘtre thĂ©rapeute ? Parfait. Vous avez envie de monter un petit commerce ? C'est parfait. Vous avez envie d'ĂȘtre artisan ? Parfait. Vous avez envie d'ĂȘtre artiste ? Parfait.

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Pour nous, il n'y a pas des entrepreneurs de catégorie A et de catégorie B. Ce qui compte simplement, c'est que chacun trouve son chemin.

Son chemin à lui ou à elle. Et si ce chemin est trouvé, c'est le bon chemin puisque c'est celui de la personne. Donc on applique ce principe en partageant des cas pratiques des succÚs d'entrepreneurs, de domaines trÚs divers d'entrepreneurs qui ont des ùges trÚs variés. On est trÚs fiers d'avoir deux tiers des personnes, qui reviennent de formation, qui sont des femmes. On veut montrer que c'est l'affaire de tous et de toutes. 

© CEO magazine

‍C’est ce que je trouve assez fort dans LiveMentor et je suis tout Ă  fait d'accord. Je pense que, mĂȘme Ă  la fin de ma formation, j'avais mis en avant dans mes commentaires certaines de ces choses que je trouve vraiment intĂ©ressantes.

Dans le branding, en gĂ©nĂ©ral, on dit qu'il faut bien connaĂźtre et sĂ©lectionner sa cible et la garder, mais dans la cible de LiveMentor, il y a quelque chose de trĂšs Ă©clectique qui dĂ©tonne un peu dans le branding aussi. Comment est-ce que toi et tes Ă©quipes avez rĂ©ussi Ă  segmenter ces discours tout en parlant Ă  tout le monde ? Est-ce que c'est mĂȘme important pour vous de segmenter ses discours ? 

Tu vises un point trÚs juste, un vrai enjeu pour nous. Tu tapes au bon endroit. Alors c'est vrai que LiveMentor a toujours essayé de respecter ce principe de diversité et d'inclusion, et ce, à plein de niveaux. On ne veut pas avoir que des freelances qui viennent taper à la porte de nos formations. On ne veut pas avoir que des coachs, on ne veut pas avoir que des startupers qui sortent de grandes écoles de commerce.

© Elle Magazine, Bruxelles

On essaye effectivement de mettre en avant les exemples trÚs divers que j'ai mentionnés et on a trouvé une maniÚre de rallier les personnes, ce qui correspond au deuxiÚme principe dont je parlais, le principe de développement personnel, celui de dire : toutes ces personnes-là, si elles ont envie de vivre plusieurs vies, si elles sont animées par la passion plus que par le résultat financier, la passion de se développer, de grandir en tant qu'humains, elles vont pouvoir se retrouver dans notre marque et ça, on a réussi à le prouver depuis 2016.

Tu vois, un truc qui me rend toujours extrĂȘmement heureux, c'est de voir dans notre communautĂ© des gens qui jamais ne se seraient rencontrĂ©s, qui ne sont pas du tout du mĂȘme groupe social, qui s'entraident et parfois deviennent amis.

Maintenant, comme tu l'as dit, ça n'empĂȘche pas que, plus on grandit, plus il va falloir que notre site, nos Ă©lĂ©ments de communication permettent Ă  quelqu'un de dire :
- « Voilà qui je suis. Est-ce que vous avez vraiment ce qu'il faut pour moi ? ».
Et donc en ce moment, on travaille sur une grande refonte de site Internet pour permettre aux visiteurs de dire
- « je suis artiste. Qu'est-ce que vous avez pour les artistes ? »
Ce à quoi on pourra répondre : « Voilà les mentors qu'on a, qui sont spécialistes dans l'accompagnement d'artistes. Voilà les cours spécifiques que nous avons sur le sujet. »

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Je n'avais pas pensĂ© Ă  ça la premiĂšre fois. Je me rappelle, quand j'ai dĂ©couvert LiveMentor, c’était il y a des annĂ©es. Au fur et Ă  mesure, c'Ă©tait un peu comme une carotte en fait. Tu t’inscris ? Tu ne t’inscris pas ? Et puis la vie est passĂ©e par lĂ . Et aprĂšs, le moment est venu et je me suis inscrite et je suis allĂ©e jusqu'au bout.

Il y a aussi cette notion d'essayer de comprendre comment LiveMentor fonctionne, et au fur et Ă  mesure, on est un peu happĂ©. Et puis le moment arrive, on se dit « on y va ». Donc je crois que c'est aussi ça qui est intĂ©ressant dans le branding efficace, c’est ce moment un peu pivot, oĂč tous les Ă©lĂ©ments ont Ă©tĂ© mis en place avant pour que la personne accepte de souscrire Ă  une formation, Ă  un coaching, Ă  acheter un produit. Je trouve qu’il y a tout un processus qui est vraiment assez long.

Maintenant, j'ai une autre question : comment est-ce que tu vois l’évolution entre la premiĂšre vidĂ©o que tu as lancĂ©e et les formations mises en ligne aujourd'hui ? Comment est-ce que tu perçois tout ça ?

Alors, c’est sĂ»r qu’on croit Ă©normĂ©ment dans la crĂ©ation de la relation sur le long terme. DerriĂšre ce que tu as dit, il y a une idĂ©e qui est, pour moi, fondamentale.

La marque doit prendre le temps de crĂ©er la relation, de gagner la confiance, de comprendre ce que veut chaque personne en face de la marque. Et c'est pour ça qu’on est ravis de voir des personnes qui, cinq ans aprĂšs avoir commencĂ© Ă  suivre des utilisateurs, se dĂ©cident Ă  s'inscrire en formation. C'est le bon moment pour ces personnes. Il vaut mieux pour ces personnes et pour tout le monde que l'inscription se fasse au bout de cinq ans qu'au bout de cinq jours. Parce qu'il y a un temps de maturation. Il y a un temps d'Ă©volution personnelle. Il y a un moment qui est le moment juste pour se former.

Donc lĂ  oĂč une partie des marques du monde du dĂ©veloppement personnel vont beaucoup mettre les gens dans l’urgence de s’inscrire, vont mettre des comptes Ă  rebours partout sur les sites, nous, on prĂ©fĂšre respecter le besoin de temps de la personne. Tu peux aller sur Internet pour voir toutes les formations. Il n'y a pas de compte Ă  rebours.
Tu peux t’inscrire quand tu veux : cette semaine, la semaine prochaine
 Voilà.  

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Il n'y a pas de course.

Non, il n’y a pas de course. Et si ce n’est pas le bon moment, on peut proposer d'autres maniĂšres de commencer l'expĂ©rience, que ce soit avec notre premier livre La MĂ©thode LiveMentor, notre magazine OdyssĂ©e, ou notre deuxiĂšme livre Entreprendre et surtout ĂȘtre heureux qui va sortir le 19 janvier.

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C'est important, ça !

Oui, c'est un sujet-clé. En tout cas, on y croit beaucoup. 

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En termes d’identitĂ© visuelle par exemple, comment est-ce que tu vois les progressions jusqu'Ă  aujourd’hui ? Entre les premiers Ă©lĂ©ments, le premier site, la premiĂšre vidĂ©o et aujourd'hui ?

C'est vraiment parti de petite brique chez nous. On n'est pas des gens exceptionnels sur l'identité visuelle, on a toujours été beaucoup plus centré sur les messages.

Je pense qu'une marque, c'est avant tout des messages-clĂ©s, du copywriting. Les premiĂšres vidĂ©os Ă©taient faites avec ma webcam d'ordinateur, la qualitĂ© Ă©tait horrible ! Mais le contenu Ă©tait bon et donc ils Ă©taient apprĂ©ciĂ©s par les personnes qui s'inscrivaient en formation en 2016. Maintenant, on sait qu'il y a un studio vidĂ©o avec des monteurs, un rĂ©alisateur, un joli dĂ©cor et avec une qualitĂ© d'image. On a tous l'air d'ĂȘtre mannequins maintenant, c'est ce que je dis aux rĂ©alisateurs : « aujourd'hui, vous transformez tout le monde en mannequins, c'est incroyable ».

On est beaucoup plus beau que ce qu'on était avant sur les vidéos, mais on a encore beaucoup de progrÚs à faire sur le site vitrine, sur les réseaux sociaux, on procÚde par petites touches. Pour le moment, on ne veut pas travailler avec une agence sur une refonte globale qui mobilise toute l'équipe pendant six mois. Par contre, on aime travailler avec des freelances sur des sujets spécifiques, sur des points précis.

On va dire : « Tiens, là, on a besoin d'éléments visuels pour notre magazine. » Par exemple, on a besoin de refaire l'identité graphique du magazine. On commence par faire ça. AprÚs on fera le podcast, puis les vignettes des vidéos sur YouTube, ensuite certaines parties du site. Et on continuera aprÚs à travailler sur d'autres parties du site, tu vois ce que je veux dire ? On procÚde par petites touches parce que la marque est un travail constant et je pense que c'est une erreur que font les entreprises qui disent « je vais tout faire et aprÚs je suis à l'aise pendant cinq, six ans ». Non.

En fait, tu dois constamment collaborer avec des experts, avec des spécialistes de l'identité de marque, les recruter à chaque fois par projet et bosser avec ces personnes sur du long terme.

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Oui, c'est vrai que c'est une lubie de dire « je vais avoir quelque chose-clĂ© en main et je suis tranquille ». Une identitĂ© visuelle, ça se crĂ©e. Un branding et une identitĂ© de marque, ça se construit. Et ce n’est pas forcĂ©ment Ă©vident de le comprendre Ă  la fois pour les entrepreneurs, les freelances ou les agences. Je trouve ça hyper intĂ©ressant et je suis tout Ă  fait d'accord avec toi.

Je suis tes newsletters que je reçois quotidiennement et je me rappelle que, dans l'une d’elles, tu parlais du fait que, pour la crĂ©ation d’un site internet et d’une charte, ce n'est pas nĂ©cessaire d'engager quelqu'un et que c'est possible d'utiliser des outils disponibles et gratuits et de commencer avec ce qu'on a. Avec cette vision-lĂ , tu mets nos mĂ©tiers un peu en danger, en conseillant les gens de commencer avec ce qu'ils ont (rire).

Non, je plaisante. Mais avec cette idĂ©e de commencer de maniĂšre un peu artisanale, est-ce que tu crois que c'est quelque chose qui, comme tu disais, fait partie de l'Ăąme, de l'ADN de LiveMentor ? Ce cĂŽtĂ© artisanal, c’est-Ă -dire, on commence petit Ă  petit, on travaille bout Ă  bout pour ne pas devenir une grande machine mais plutĂŽt un grand mouvement, quelque chose comme ça ?

Exactement. Enfin, c'est certain que nous, on croit Ă©normĂ©ment Ă  l'artisanat et donc on pousse en fait Ă  fond nos entrepreneurs Ă  mettre les mains dans le cambouis et apprendre Ă  faire les choses par eux-mĂȘmes de sorte Ă  pouvoir ensuite avoir de trĂšs bonnes collaborations avec des freelances ou des personnes de leur Ă©quipe spĂ©cialiste d'un domaine.

Évidemment que la premiĂšre version de ton site, ce n’est pas la derniĂšre, mais le fait de mettre un tout petit peu les mains dans le cambouis, ça te permet de clarifier ce que tu veux. Le pire pour un freelance dĂ©veloppeur graphiste, c'est de signer une mission avec quelqu'un qui part de zĂ©ro dans sa rĂ©flexion et, au bout d'un mois et demi, il trouve que le rĂ©sultat n’est pas bon. Mais en fait ce n’est pas la faute de la personne qui a bossĂ©, c’est son brief qui n'Ă©tait pas bon, il ne savait pas ce qu'il voulait. Et alors lĂ , on rentre dans les histoires « est-ce que je te paye ? Est-ce que je ne te paye pas ? » C'est un enfer, c'est une catastrophe.

Donc il faut sensibiliser l'entrepreneur au respect du mĂ©tier de chacun en fait, au respect du niveau d'expertise et se dire que, oui, c'est du boulot en fait le dĂ©veloppement web. Oui, c'est du boulot l’identitĂ© de marque, c'est du boulot le copywriting
 Et je me rends compte que c'est du boulot en mettant les mains dans le cambouis, en essayant de le faire moi-mĂȘme, en comprenant les bases et ensuite en me disant « ok, c'est bon, je sais ce que je veux et je vois bien mes limitations. Je fais appel Ă  un professionnel, je sais exactement ce que je lui demande et cette mission peut ĂȘtre rĂ©ussie. »

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Oui, je suis tout Ă  fait d'accord. Alors je t’en ai dĂ©jĂ  un peu parlĂ© : pour toi, quelle est la diffĂ©rence entre le personal branding et un branding de marques traditionnelles beaucoup plus corporate ?
Est-ce qu'il y a un cercle vertueux ? Par exemple, le personal branding, ce serait toi Alexandre Dana et le branding de marque, ce serait LiveMentor. Quelle est la différence pour toi entre les deux ?
Et surtout est-ce qu'il y a un cercle vertueux, dans le sens oĂč l’un nourrit l’autre ? Ou y a-t-il pour toi une diffĂ©renciation qui est nĂ©cessaire ?

Oui, je crois énormément à l'incarnation des marques. C'est toujours trÚs efficace pour une marque d'avoir une ou plusieurs personnalités qui se mettent en avant, qui se mouillent, qui partagent leur histoire, qui défendent leurs valeurs de sorte que la personne en face puisse se dire : « OK, en fait, c'est ce que je viens chercher. Je viens chercher cette énergie, ces croyances, ces valeurs et je préfÚre acheter chez cette personne que chez Amazon qui est un monstre robotique ».

D’oĂč la question pour l'entrepreneur de rĂ©ussir Ă  prendre la parole, Ă  Ă©crire, Ă  trouver aussi le bon dosage.

L'idĂ©e n’est pas forcĂ©ment, mĂȘme pas du tout, de transformer obligatoirement un influenceur qui partage toute sa vie sur les rĂ©seaux sociaux, mais de trouver un juste milieu et une capacitĂ© Ă  porter un discours. 

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Ce n'est pas forcĂ©ment quelque chose qui arrive du jour au lendemain, surtout quand on commence. On en parle depuis le dĂ©but. Il y a un moment oĂč, en effet, on prend un peu ce courage-lĂ  parce qu'on a eu les supports, l'entraide, un Ă©cosystĂšme et on est en mesure de porter ces messages. Il y a bientĂŽt une formation Youtube, n’est-ce pas ?

Oui. On a lancé une formation Youtube qui est un des gros succÚs de l'année. C'est une formation parmi les plus demandées chez nous en ce moment. 

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J’ai suivi le petit workshop avant. Par rapport Ă  ce qui est dit sur la confiance en soi, qu’il faut vraiment dĂ©passer ça, il y a vraiment dans le branding cette notion de prendre son message Ă  bras-le-corps. Ce n’est pas forcĂ©ment quelque chose qu'on fait du jour au lendemain. Est-ce que tu aurais des tuyaux Ă  donner aux entrepreneurs qui hĂ©sitent Ă  passer de l'autre cĂŽtĂ©, Ă  prendre la parole et Ă  saisir leur projet, leur idĂ©e ? Peu importe leur niveau de dĂ©veloppement personnel, s’ils sont prĂȘts Ă  passer devant les camĂ©ras, Ă  lancer un podcast ou Ă  pitcher une idĂ©e. Quelles Ă©tapes pourraient les aider Ă  se lancer et Ă  s'inscrire Ă  LiveMentor ?

Je suis persuadĂ© que c’est important de trouver le format de contenu qui te correspond le mieux, celui que tu vas faire en Ă©tant Ă  l'aise et en ayant du plaisir. Pour certains, c'est le podcast, pour d'autres c'est l'Ă©crit, la vidĂ©o ou les illustrations sur Instagram ou les images. Mais n'essayez pas d'ĂȘtre prĂ©sent partout. N'essayez pas de crĂ©er du contenu de plein de maniĂšres diffĂ©rentes.

Le contenu c'est du fond, donc il faut déjà réussir à partager le fond. Et ça, c'est déjà un enjeu énorme.

Une fois qu'on a le fond en tĂȘte et qu'on arrive Ă  l'exprimer, qu’il y a une forme, et bien, concentrons-nous sur cette forme. Il n'est pas rare de voir des entrepreneurs qui montent des entreprises jusqu'Ă  cent mille euros facilement et parfois un million d'euros de chiffre d'affaires avec une seule forme de contenu, certains blogs gĂ©nĂšrent plusieurs millions d'euros de chiffre d'affaires, et ce n'est que du contenu texte.

Donc on peut aller trĂšs loin avec une forme de contenu et, une fois qu'on sait faire quelque chose, c’est important de capitaliser sur cette chose-lĂ . Ça prend du temps de maĂźtriser les autres formes, de faire ensuite un podcast, savoir faire autre chose, donc, dans un premier temps, concentrons-nous sur cette chose-lĂ  et rĂ©pliquons-la. 

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D'accord. Alors prochaine question et l'une des derniÚres d'ailleurs : est-ce que ton personal branding a été un élément-clé pour convaincre les investisseurs ? 

Je ne pense pas. Ils ne m’ont pas fait ce retour. Je pense que ce qui les a convaincus, c'est toute l'Ă©quipe Ă©videmment : mon associĂ©e, AnaĂŻs PrĂ©tot, qui est directrice gĂ©nĂ©rale, les directeurs de la boĂźte qui gĂšrent les dĂ©partements production et dĂ©veloppement web, le contenu des formations, la communication et bien sĂ»r les retours de la communautĂ©, des personnes qui ont suivi les formations et qui disent sur internet « je recommande LiveMentor vivement les yeux fermĂ©s. Ça, ça m'a aidĂ©. Ça m'a aidĂ© Ă  accĂ©lĂ©rer dans mon projet, ça m'a permis de quitter mon CDI ». Pour certains, ça a changĂ© leur vie et donc je pense que les investisseurs se sont basĂ©s lĂ -dessus. 

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Et enfin la derniÚre question. On dit que le branding, c'est un résultat. Toi, à l'instant T, es-tu satisfait de ce résultat ? 

Oui et non. Je pense qu'on a beaucoup de pain sur la planche.

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OK. Dans cinq Ă  six ans, qu’est-ce que tu imagines ? Est-ce que tu n'as pas peur d'un changement radical, peur que l'identitĂ© de LiveMentor aille dans un sens et dans un autre ? Tu es ouvert Ă  cette transformation ?

Je suis ouvert Ă  la transformation et surtout je considĂšre que l'identitĂ© et la marque sont des choses sur lesquelles il faut travailler chaque annĂ©e. Tu vois, je suis co-fondateur prĂ©sident de LiveMentor et directeur de la marque. C'est mon rĂŽle dans l'entreprise. Je dirige moi-mĂȘme ce dĂ©partement, c'est dire si je lui consacre de l'importance. 

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OK, super alors. VoilĂ  pile poil Ă  temps. Merci beaucoup Ă  toi. Est-ce que tu veux rajouter quelque chose de plus sur le sujet ?

Non, Ă©coute, si t’as la moindre question par mail surtout n'hĂ©site pas. Si tu as besoin de plus de ressources, des liens, enfin tout ce qui peut t’ĂȘtre utile, je te passerai ça avec grand plaisir. 

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Super, c'est génial. Merci beaucoup à toi en tout cas. Bonne suite ! Je suis encore un peu sur LiveMentor, je viens de temps en temps pour poster des trucs ou regarder des informations. Donc le lien ne se coupe pas si facilement. 

C'est une grosse intention qu'on a pour cette année 2022 avec le club LiveMentor qui a une réunion mensuelle en ligne gratuite de développement personnel. On fait un événement en présentiel à Paris le 31 janvier. Voilà. On fonce. 

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Bon événement ! Merci beaucoup, bon aprÚs-midi.

Merci beaucoup ! Ciao !

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Remerciements à Laurie pour les corrections et sa réécriture harmonieuse.

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